Guide de recrutement

Recruter un community manager : la méthode, la fiche de poste et la grille de scoring

Pour recruter un community manager, cadrez d’abord le besoin : réseaux à tenir, ligne éditoriale, production de contenu, modération. Rédigez la fiche de poste, diffusez-la là où ces profils se montrent, demandez un portfolio de comptes gérés, notez chaque CV sur une grille écrite, puis testez la ligne éditoriale et la gestion de crise en entretien.

30 s
pour lire un CV et le confronter à votre fiche de poste
/100
un score par candidature, critère par critère, avec sa justification
8 h
récupérées sur les 10 heures passées chaque semaine à trier

Ce que vous y gagnez

Vous jugez sur des comptes, pas sur des diplômes

Le community management n’a pas de diplôme de référence, et les meilleurs profils viennent souvent de parcours obliques : journalisme, vente, événementiel, création de contenu à titre personnel. Une grille qui pèse lourdement les réalisations — comptes gérés, formats produits, résultats mesurés — vous évite d’écarter mécaniquement les candidats qui n’ont pas fait une école de communication.

Vous séparez l’animateur du producteur de contenu

Sous le même intitulé se cachent trois métiers : animer et modérer une communauté, produire des visuels et des vidéos, piloter une stratégie et un budget média. Écrire lequel vous cherchez, puis le traduire en critères pondérés, évite le recrutement qui déçoit tout le monde au bout de trois mois : le candidat créatif que vous employez à répondre aux commentaires, ou l’animateur à qui vous demandez de monter des vidéos.

Vous vérifiez ce qui casse vraiment : la crise et la régularité

Un portfolio montre les bons jours. Ce qui distingue un community manager solide, c’est sa conduite un mauvais jour — un commentaire qui dérape, un client mécontent en public, une erreur de publication — et sa capacité à tenir une cadence sur douze mois. Ces deux points se testent en entretien par des mises en situation, pas par la lecture d’un CV.

Comment ça marche

1

1. Collez votre fiche de poste

Déposez l’offre que vous venez d’écrire, ou son URL. ResumeRank en extrait les critères et vous laisse régler leur pondération : montez les compétences techniques si le poste produit du contenu, montez l’adéquation au poste si votre secteur exige un vocabulaire précis.

2

2. Déposez ou recevez les CV

Glissez les candidatures par lots, ou faites-les arriver sur l’adresse e-mail dédiée créée pour ce poste. Les candidatures transférées depuis un jobboard ou depuis votre boîte de réception sont traitées sans ressaisie.

3

3. Lisez le classement et les questions générées

Comptez une trentaine de secondes par CV. Vous obtenez un classement, un score sur 100 par candidat détaillé sur les cinq critères, la justification écrite de chaque note, et des questions d’entretien tirées des écarts constatés entre le profil et votre fiche de poste.

Avant de recruter un community manager : cadrer le besoin

L’intitulé « community manager » recouvre au moins trois métiers. Le premier anime et modère : il répond aux messages, aux commentaires et aux avis, entretient une communauté existante et fait remonter ce qui s’y dit. Le deuxième produit : visuels, vidéos courtes, carrousels, newsletters — c’est un poste de création, avec des outils et un temps de production. Le troisième pilote : ligne éditoriale, calendrier, budget publicitaire, mesure des résultats — on l’appelle souvent social media manager. Beaucoup d’annonces demandent les trois pour un seul salaire, et n’attirent que des candidats qui n’en maîtrisent aucun.

Commencez donc par écrire ce que la personne fera vraiment la première année. Combien de réseaux tient-elle, à quelle fréquence, avec quelle autonomie de publication ? Qui valide les contenus, et en combien de temps ? Qui produit les visuels : elle, un graphiste, une agence ? Y a-t-il une ligne éditoriale écrite, ou faut-il la construire ? Existe-t-il un budget média, ou tout doit-il passer par l’organique ? Répondre à ces six questions transforme une annonce interchangeable en fiche de poste que les bons candidats reconnaissent.

Dernier point de cadrage : interne ou freelance. Un freelance convient pour lancer une présence, produire un volume défini ou couvrir une expertise pointue ; il coûte en pilotage et connaît moins bien votre maison. Un salarié interne construit la connaissance produit, la relation avec les équipes et la réactivité en cas de crise, mais suppose un volume de travail réel et durable. Choisir avant de publier vous évite de comparer des candidatures qui ne répondent pas à la même question.

  • Indispensables : écrire correctement en français, tenir un calendrier éditorial, modérer sans envenimer, savoir lire des statistiques d’audience et en tirer une décision.
  • Indispensables selon le poste : production graphique ou vidéo, maîtrise du réseau qui compte pour vous, expérience de la publicité payante, anglais si votre audience est internationale.
  • Souhaitables : connaissance de votre secteur, expérience du même type d’organisation, relation avec des créateurs de contenu, notions de référencement.
  • Piège classique : confondre l’audience personnelle du candidat et sa compétence professionnelle — un compte personnel qui marche ne prouve pas qu’il saura tenir le vôtre.
  • Piège classique : demander « tous les réseaux » dans l’annonce, ce qui garantit une maîtrise superficielle partout.
  • Piège classique : ne pas dire qui valide, ni sous quel délai — le community manager le plus rapide est paralysé par un circuit de validation flou.
  • Piège classique : attendre des résultats commerciaux sans budget média ni offre à mettre en avant.

Fiche de poste community manager : le modèle à adapter

Une fiche de poste community manager utile tient en une page et se lit en deux minutes. Elle décrit un travail, pas un idéal. Reprenez la trame ci-dessous et remplacez chaque ligne par votre réalité : les candidats compétents repèrent immédiatement une annonce copiée, et s’en détournent.

Sur la rémunération, indiquez une fourchette. C’est le meilleur filtre gratuit dont vous disposez : il écarte d’emblée les candidatures hors budget et rassure celles qui hésitent à postuler. Pour situer votre fourchette, appuyez-vous sur les études de rémunération publiées par l’APEC pour les postes cadres et sur les données métier de France Travail, plutôt que sur une moyenne trouvée sur un forum. Ajoutez ce qui compte autant que le salaire : télétravail, matériel, budget de formation, budget média à piloter.

  • Intitulé : « Community manager » si le poste anime et produit, « Social media manager » s’il pilote une stratégie et un budget. Ajoutez le périmètre entre parenthèses (réseaux, marque, zone) plutôt qu’un adjectif flatteur.
  • Missions : cinq à sept lignes d’actions concrètes — calendrier éditorial, production et publication, modération et réponse aux messages, veille et remontée des signaux, reporting mensuel, relation avec les créateurs, éventuellement pilotage des campagnes payantes.
  • Compétences : rédaction, maîtrise des réseaux qui comptent pour vous et de leurs formats, outils de programmation et de mesure, production graphique ou vidéo si elle est attendue, lecture des statistiques d’audience.
  • Profil : niveau d’autonomie attendu, type d’expériences recherchées (comptes tenus, volumes, secteurs), portfolio ou liste de comptes gérés demandé dès la candidature. Aucun critère de personne : la sélection porte sur les compétences.
  • Conditions : lieu et télétravail, horaires et règles claires sur les soirées et week-ends, rattachement hiérarchique, circuit de validation, budget média et matériel fournis, fourchette de rémunération.
  • Modalités : ce que vous attendez dans la candidature — CV, deux ou trois comptes gérés avec le rôle exact tenu, et une idée de contenu pour votre marque si vous acceptez d’en discuter en entretien.

Où trouver des candidats community manager

C’est le métier où le sourcing est le plus simple : par définition, ces profils sont visibles en ligne. LinkedIn reste le canal principal, en annonce comme en approche directe, parce que les community managers y entretiennent une vitrine professionnelle. Une recherche sur les intitulés « community manager », « social media manager » et « chargé de communication digitale », croisée avec votre zone géographique, remplit une liste en une heure.

Ne vous arrêtez pas là. Les réseaux eux-mêmes sont un canal : repérez les comptes de marques comparables à la vôtre que vous trouvez bons, et remontez à la personne qui les tient. Les écoles de communication et les centres de formation en alternance fournissent des profils juniors motivés, à condition d’accepter d’encadrer. Les plateformes de freelances permettent de tester un candidat sur une mission courte avant d’ouvrir un poste. Enfin, les CVthèques publiques et gratuites restent sous-utilisées pour ce métier alors qu’elles coûtent zéro euro à consulter.

Un conseil de tri à l’entrée : demandez systématiquement les comptes gérés et le rôle exact tenu sur chacun — stratégie, production, publication, modération. Sans cette précision, un portfolio ne prouve rien : beaucoup de candidats présentent comme leur travail des contenus qu’ils ont seulement publiés.

  • LinkedIn : annonce et approche directe, le canal le plus rentable pour ce métier.
  • Les réseaux eux-mêmes : identifiez les comptes que vous admirez dans un secteur voisin et contactez la personne qui les anime.
  • Écoles de communication, BTS et licences professionnelles, alternance : des juniors à former, avec un tuteur identifié chez vous.
  • Plateformes de freelances : utile pour tester un besoin avant de créer le poste, ou pour couvrir une expertise ponctuelle.
  • CVthèques gratuites : France Travail et les bases publiques, à consulter avant de payer une diffusion.
  • Cooptation : vos équipes marketing et commerciales connaissent souvent quelqu’un, et le filtre de la recommandation vaut un premier entretien.

8 questions d’entretien pour un community manager

L’entretien d’un community manager ne doit pas être un commentaire de portfolio. Les huit questions ci-dessous cherchent trois choses : la méthode derrière les contenus réussis, le comportement quand ça se passe mal, et l’honnêteté sur les résultats. Faites-les toutes, dans cet ordre, à tous les candidats : c’est la seule façon de comparer des réponses entre elles.

Deux repères pour écouter. Un bon candidat parle de contraintes — validation, budget, temps de production, audience réelle — plutôt que d’inspiration. Et il distingue ce qu’il a fait de ce que son équipe a fait : la première personne du pluriel généralisée est un signal à creuser, pas un défaut en soi.

  • Prenez un compte que vous avez tenu : quel était l’objectif, qu’avez-vous changé dans la première quinzaine, et qu’est-ce que ça a donné ?
  • Décrivez votre semaine type sur ce compte : combien d’heures de production, de publication, de modération, de veille ?
  • Sur cette publication de votre portfolio, quelle part avez-vous réalisée : l’idée, le texte, le visuel, le montage, la programmation ?
  • Mise en situation : un client publie un commentaire très agressif, en partie fondé, sous notre publication la plus visible, un vendredi à 18 h. Que faites-vous dans l’heure, et que faites-vous ensuite ?
  • Mise en situation : nous n’avons pas de ligne éditoriale écrite. Comment vous y prenez-vous dans vos trente premiers jours pour en proposer une, et à qui la faites-vous valider ?
  • Quels indicateurs regardez-vous chaque mois, et lequel abandonneriez-vous en premier si l’on vous demandait de n’en garder que trois ?
  • Racontez une campagne ou une série de contenus qui n’a pas fonctionné : qu’aviez-vous prévu, qu’avez-vous compris après, qu’avez-vous fait différemment la fois suivante ?
  • Quels outils utilisez-vous pour programmer, produire et mesurer, et lequel vous manquerait le plus si nous ne l’avions pas ?

Les erreurs fréquentes quand on recrute un community manager

La première erreur est budgétaire avant d’être humaine : écrire une fiche de poste qui additionne stratégie, création graphique, montage vidéo, publicité payante et modération sept jours sur sept, pour un salaire de poste junior. Les candidats capables de tout cela existent, et ils le savent. Vous recruterez donc soit un profil en difficulté sur la moitié des missions, soit personne.

La deuxième est de juger sur le nombre d’abonnés du candidat. Une audience personnelle prouve qu’il sait plaire avec son propre sujet et sa propre liberté de ton, pas qu’il saura tenir la parole d’une entreprise, respecter un circuit de validation et écrire dans une autre voix que la sienne. Regardez plutôt ce qu’il a construit pour d’autres, et la régularité dans le temps.

La troisième est de recruter sans avoir décidé ce qu’on attend. Sans objectif écrit — notoriété, recrutement, génération de contacts, service client — aucun community manager ne peut réussir, et l’évaluation au bout de six mois se fera sur une impression. Écrivez l’objectif dans la fiche de poste, puis reprenez-le tel quel dans les objectifs de la première année.

Rappel de cadre légal, enfin : les critères de sélection portent uniquement sur les compétences et l’expérience professionnelle. Ni l’âge, ni le sexe, ni l’origine, ni la situation de famille, ni le lieu de résidence, ni l’apparence ne doivent entrer dans votre grille, dans vos questions ou dans votre annonce. Pour un métier aussi exposé à l’image, c’est un point de vigilance concret : « profil jeune et dynamique » n’est pas un critère, c’est une infraction.

  • Additionner cinq métiers dans une seule fiche de poste, puis s’étonner des candidatures reçues.
  • Confondre l’audience personnelle du candidat et sa compétence professionnelle.
  • Accepter un portfolio sans demander le rôle exact tenu sur chaque contenu.
  • Ne pas définir qui valide, ni sous quel délai : c’est la première cause de départ sur ce poste.
  • Recruter sans objectif écrit, donc sans possibilité d’évaluer le travail au bout de six mois.
  • Laisser entrer un critère de personne dans la grille : la sélection porte uniquement sur les compétences.

Appliquer cette grille automatiquement

La grille ci-dessus fonctionne sur papier tant que vous recevez vingt candidatures. Au-delà, elle se dégrade : on lit vite, on note de mémoire, et les derniers CV de la pile sont jugés autrement que les premiers. C’est exactement ce que ResumeRank supprime. Vous collez votre fiche de poste, l’outil lit chaque CV en une trentaine de secondes et le note sur 100 face à cette fiche — pas dans l’absolu.

Les cinq critères de la grille sont ceux de l’outil, et leur pondération se règle poste par poste : sur un community manager orienté production, vous montez les compétences techniques ; sur un poste d’animation pure, vous montez l’adéquation au poste et les soft skills. Chaque note est accompagnée de sa justification écrite, lisible par un manager comme par un candidat qui demande pourquoi il n’a pas été retenu. L’outil génère aussi des questions d’entretien à partir des écarts qu’il constate entre le profil et votre fiche de poste.

Ce que ResumeRank ne fait pas, disons-le : il ne diffuse pas votre annonce, ne consulte pas les comptes que le candidat a tenus et ne remplace pas l’entretien. Il traite le goulot d’étranglement — la pile de CV — et vous rend le temps de faire le reste correctement.

Grille de scoring pour recruter un community manager

Les cinq critères de notation de ResumeRank, pondérés pour un poste de community manager en entreprise. Les poids proposés totalisent 100 : montez les compétences techniques si le poste produit des visuels et des vidéos, montez l’adéquation au poste si votre secteur impose un vocabulaire précis.

Grille de scoring pour recruter un community manager
Poids conseilléCe que vous cherchezSignaux dans le CV
Adéquation au poste30 %Le candidat a déjà tenu un compte comparable au vôtre : même type d’audience, même ordre de grandeur, même objectif — notoriété, service client, recrutement ou vente.Comptes gérés nommés avec le rôle exact tenu, secteurs proches du vôtre, objectifs cités explicitement, portfolio ou lien vers les réalisations.
Compétences techniques25 %Écriture, production des formats que vous publiez, programmation, lecture des statistiques d’audience, et publicité payante si vous avez un budget média.Outils de production et de programmation cités, formats maîtrisés (vidéo courte, carrousel, newsletter), mention de campagnes payantes gérées et de leur pilotage.
Expérience professionnelle25 %La durée sur un même compte compte plus que le nombre de lignes : tenir une cadence douze mois est le vrai test du métier.Missions d’au moins un an, continuité entre les postes, montée en périmètre (un réseau, puis plusieurs, puis un budget), résultats décrits sans superlatif.
Soft skills15 %Sang-froid en modération, capacité à écrire dans la voix d’une autre marque que la sienne, autonomie sur un calendrier, relation avec les équipes internes.Expériences de relation client ou de service, gestion de communauté sensible, travail transverse avec des équipes produit ou commerciales.
Formation5 %Aucun diplôme n’est requis pour ce métier : la formation confirme un socle, elle ne remplace pas les réalisations. Gardez-lui un poids faible.Communication, marketing, journalisme, lettres, ou toute formation suivie d’une pratique réelle ; certifications d’outils publicitaires.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un community manager et un social media manager ?

Le community manager tient la relation au quotidien : publication, modération, réponse aux messages, animation de la communauté. Le social media manager décide en amont : ligne éditoriale, choix des réseaux, budget publicitaire, mesure des résultats, parfois pilotage d’une équipe ou d’une agence. Dans une PME, une seule personne fait souvent les deux — écrivez-le clairement dans la fiche de poste, et acceptez que le niveau attendu, donc la rémunération, soit celui du poste de pilotage.

Faut-il un diplôme pour recruter un bon community manager ?

Non, et en faire un critère éliminatoire vous priverait d’une grande partie des bons profils. Le métier s’est construit sans filière dédiée : beaucoup de community managers solides viennent du journalisme, de la vente, de l’événementiel ou de la création de contenu à titre personnel. Regardez les comptes tenus, la durée passée dessus, le rôle exact assumé et les résultats décrits. Dans la grille ci-dessus, la formation ne pèse que 5 %, volontairement.

Community manager interne ou freelance : comment choisir ?

Posez-vous trois questions. Le besoin est-il durable et quotidien, ou lié à un lancement ? La personne doit-elle connaître finement vos produits et vos équipes pour répondre vite, notamment en cas de crise ? Avez-vous quelqu’un pour piloter un prestataire ? Un besoin quotidien, une forte dépendance à la connaissance interne et personne pour piloter plaident pour un salarié. Un besoin ponctuel ou une expertise pointue plaident pour un freelance, qui permet aussi de tester le besoin avant de créer le poste.

Quelle période d’essai prévoir pour un community manager ?

Pour un CDI, les durées maximales légales de la période d’essai initiale sont de deux mois pour les ouvriers et employés, trois mois pour les agents de maîtrise et techniciens, et quatre mois pour les cadres, renouvelables une fois si un accord de branche étendu le prévoit et si le contrat le mentionne. Le statut dépend de la classification du poste : vérifiez votre convention collective, qui peut prévoir des durées plus courtes.

Comment évaluer un portfolio de community manager sans se faire abuser ?

Demandez pour chaque réalisation quatre précisions : quel était l’objectif, quelle part le candidat a réellement produite (idée, texte, visuel, montage, programmation), quelles contraintes de validation il avait, et ce que la publication a donné. Un candidat solide répond sans hésiter et cite ses limites. Complétez par une mise en situation sur votre propre marque en entretien : demandez trois idées de contenus et la raison de chacune, c’est plus révélateur que dix captures d’écran.

Prêt à trier vos CV plus vite ?

Essayer gratuitement